Lundi 29 mai 2006
Règlement de compte posthume !
Lorsque je te rencontrais pour la première fois, je fréquentais ta fille depuis peu.
Te rencontrer fût un véritable enchantement pour moi, était il partagé ? La charme n'a malheureusement pas duré longtemps...
Au début, avec le petit copain de ta fille, tu étais charmante, attentive. Étais-tu ravie, ravie de voir ta petite, ta seule et unique fille, la prunelle de tes yeux, devenir une femme et acquérir une certaine autonomie, je ne le saurais jamais. Déjà à cette époque, tu ne respirais déjà pas le bonheur parfait et ta fille none plus, d'ailleurs. J'ai malheureusement pu assister à des scènes d'une rare violence où votre fille en était la victime. Cette misère, ni toi ni ton époux, n'en étiez conscient.
- Dis-moi pourquoi es-tu devenue sa femme et lui ton mari ?
- Aviez vous des plaisirs en commun à part avoir baisé une seule fois pour faire une gosse malheureuse ?
- Avez-vou partagé un jour quelque chose d'autre que vos aigreurs, vos rancoeurs et votre teigneuse stupidité ?
- Pour faire comme les amies, créer une famille ?
Ensemble, vous étiez insupportables. Pensiez vous faire le bonnheur de vos petits-enfants ?
Toutes ces questions restent sans réponse et j'ai le sentiment que votre destin se perpétue dans votre descendance !
Ce que j'ai vécu avec vous me fiche le bourdon, quand je repense à cette période ?
Lorsque je te rencontrais pour la première fois, je fréquentais ta fille depuis peu.
Te rencontrer fût un véritable enchantement pour moi, était il partagé ? La charme n'a malheureusement pas duré longtemps...
Au début, avec le petit copain de ta fille, tu étais charmante, attentive. Étais-tu ravie, ravie de voir ta petite, ta seule et unique fille, la prunelle de tes yeux, devenir une femme et acquérir une certaine autonomie, je ne le saurais jamais. Déjà à cette époque, tu ne respirais déjà pas le bonheur parfait et ta fille none plus, d'ailleurs. J'ai malheureusement pu assister à des scènes d'une rare violence où votre fille en était la victime. Cette misère, ni toi ni ton époux, n'en étiez conscient.
- Dis-moi pourquoi es-tu devenue sa femme et lui ton mari ?
- Aviez vous des plaisirs en commun à part avoir baisé une seule fois pour faire une gosse malheureuse ?
- Avez-vou partagé un jour quelque chose d'autre que vos aigreurs, vos rancoeurs et votre teigneuse stupidité ?
- Pour faire comme les amies, créer une famille ?
Ensemble, vous étiez insupportables. Pensiez vous faire le bonnheur de vos petits-enfants ?
Toutes ces questions restent sans réponse et j'ai le sentiment que votre destin se perpétue dans votre descendance !
Ce que j'ai vécu avec vous me fiche le bourdon, quand je repense à cette période ?
Au début je ne me
rendais compte de rien. Ma copine, sa mère et moi, allions voir des
spectacles, au cinéma, faire des courses et j'en passe, laissant le
vieux tout seul avec sa bouteille. Dès que ce dernier se retrouvait
seul, il avait vite fait de se « pochetronner » et à notre
retour, nous ne devions pas faire le moindre bruit au risque de
déclencher une de ses sempiternelles colères. L'homme devenait violent,
hurlait, et tabassait tout ce qu'il pouvait. Le plaisir qu'il prenait à
picoler coûtait cher aux autres à
chaque fois ? On mettait çà sur le compte de la boisson alcoolisée.
Mais qu'importe ce
qu'il pouvait dire ou gueuler puisque même les petits week-ends à la
campagne dans la maison familiale, il n'y avait pas droit, étant devenu
un intrus.
Mais chère belle
maman, toi qui te cachais derrière ton mari qui passait pour la
terreur, tu étais bien plus perfide que lui et tes agissements étaient
bien plus fourbes. Ainsi quand ta fille t?a dit, en été 1975, qu'elle
était enceinte de notre premier enfant, devant moi, tu la sommais de
faire passer cet enfant. L'IVG était-il déjà promulgué que tu songeais
déjà faire sauter le fruit de notre première union charnelle. Ta fille
t'a tenu tête et notre petit garçon est né six mois après ma majorité
légale. Cette attitude de ta part aurait dû me mettre la puce à
l'oreille, mais j'ai préféré fermer les yeux.
Petit à petit, je
présentais ma famille à ma belle-famille, qui n'a jamais été acceptée
(sauf à mon beau père qui était prévenant à mon égard et envers les
miens : Une famille nombreuse de pieds noirs sans le sou, quelle
horreur. Si le tyran qui allait être mon beau-père était obligeant avec
moi, ce n'était pas ton cas, car tu voyais ta fille partir et tu te
retrouverais seule avec ton bonhomme. Ta phrase fétiche était la
suivante : « Faut pas se laisser faire par les bonhommes, ce
sont tous les mêmes !!! ». Combien de types as-tu rencontré
pour en faire une généralité ? Quels beaux préceptes inculquais tu
à ta fille ? Elle a gardé le gosse, et a continué à me fréquenter
et toi tu nous offrais des tas de meubles, d'objets divers pour
l'appartement, n'hésitant pas à me traiter de fainéant au passage,
puisque je venais de quitter le lycée, pour m'installer, avec ta fille.
Nous projetions de nous marier, tu nous conseillais vivement de faire un contrat pour que le patrimoine soit séparé, pour éviter, selon tes propres mots, « que ma famille ne dilapide pas tes biens », ignorant que les biens propres le restent pendant toute la durée du mariage, mais çà, je ne le saurai que bien plus tard, près de trente ans après notre mariage. Je manquais donc du moindre argument à cette époque ? Je crois que j'aurai dû suivre ton conseil, malgré que celui-ci ne m'était pas destiné puisque j'étais le "pauvre" de l'histoire. Aujourd'hui tu n'es pas là pour voir que je ne t'ai pas attendu pour grimper cette échelle sociale qui t'impressionnait tant.
Le tyran que ne te permettait pas de vivre pleinement ton aigreur ou ta liberté est parti, en juillet, alors que nous revenions d'un week-end dans votre maison à tous les deux, dont lui ne profitait plus depuis longtemps ! Il est mort et tant mieux pour lui, puisque plus aucun plaisir ne lui était permi, sauf sa bouteille de rouge. Une fois bourré, il te fichait la paix, mais il avait le réveil léger et même le soir de notre mariage où vous n'êtes venu ni à la mairie, ni au repas, organisé à Houilles, auquel vous étiez cordialement invité. Le soir, lors d'un petit pôt sans prétention, dans notre petit deux pièces mansardé, vous êtes venus, la mariée s'est couchée, fatiguée. Vous n'étiez pas reluisants : Lui en bleu de travail crade et toi avec ton vieil imperméable déglingué à la Colombo. Vous avez fini la soirée à vous tabasser dans le métro, tellement vous étiez bourrés... Chouette belle famille hein ? Des parents dézingués n'ayant qu'une seule et unique fille en plus !!!
Quand il est mort, ton tyran, je ne t'ai pas laissé toute seule devant la souffrance. Non pas celle de perdre celui que tu n'aimais pas mais de te secourir devant les démarches administratives...
Bref, pendant quinze ans nous partagions la même personne : Ta fille, moi je me contentais des restes, de ses périodes de bonne humeur. Quinze ans pendant lesquels, tu appelais à la maison tous les jours et que tu nous honorais de tes visites tous les mercredis, pour voir tes petits enfants, les gavant de sucreries, alors qu'ils étaient enclin à l'obésité. Certes, tu les a aimé tes petits enfants, même si tu faisais des différences.
Tu es morte en septembre 1987, alors que je partais vivre une nouvelle carrière et la maladie qui t'emportait avec tant de souffrance me touchait réellement. Tu ne t'en es jamais rendue compte, trop préoccupée par ton amertume. D'ailleurs tu ne t'apercevais de rien puisque seule ta fille avait ta considération. Tu es morte en faisant la gueule, alors que j'étais à tes côtés, seul, une fois de plus à accomplir ce qu'une fille aurait dû accomplir pour ses parents.
Pendant toute ma jeunesse tu as foutu la merde et je t'en remercie, belle-maman. Je te remercie d'avoir bercé ta fille dans de belles illusions en me menant la vie dure. Ta fille est seule à affronter le monde et quelles armes lui as tu donné sinon de la monter contre les hommes ? Toute sa jeunesse, entre 1958 et 1975, l'as-tu responsabilisée devant la dureté de la vie ? Non ! C'est elle qui paie la facture de tes erreurs. Bravo !
Lorsque tu es partie, je me suis senti libéré, mais la libération ne fut que de courte durée. Comme quoi j'aurai dû être prévoyant et je recommande à ceux qui sont amoureux, le regard vague et la bouche en coeur, l'air stupide :
Cher lecteur, avant de faire ta vie avec l'autre, regarde ses vieux à quarante ans, tu peux être certain (ou certaine) qu'il (ou elle) aura en héritage le caractère de l'un ou de l'autre?
Pour ma part, mon héritage est lourd à porter. La différence est que moi, je le sais !!!
Nous projetions de nous marier, tu nous conseillais vivement de faire un contrat pour que le patrimoine soit séparé, pour éviter, selon tes propres mots, « que ma famille ne dilapide pas tes biens », ignorant que les biens propres le restent pendant toute la durée du mariage, mais çà, je ne le saurai que bien plus tard, près de trente ans après notre mariage. Je manquais donc du moindre argument à cette époque ? Je crois que j'aurai dû suivre ton conseil, malgré que celui-ci ne m'était pas destiné puisque j'étais le "pauvre" de l'histoire. Aujourd'hui tu n'es pas là pour voir que je ne t'ai pas attendu pour grimper cette échelle sociale qui t'impressionnait tant.
Le tyran que ne te permettait pas de vivre pleinement ton aigreur ou ta liberté est parti, en juillet, alors que nous revenions d'un week-end dans votre maison à tous les deux, dont lui ne profitait plus depuis longtemps ! Il est mort et tant mieux pour lui, puisque plus aucun plaisir ne lui était permi, sauf sa bouteille de rouge. Une fois bourré, il te fichait la paix, mais il avait le réveil léger et même le soir de notre mariage où vous n'êtes venu ni à la mairie, ni au repas, organisé à Houilles, auquel vous étiez cordialement invité. Le soir, lors d'un petit pôt sans prétention, dans notre petit deux pièces mansardé, vous êtes venus, la mariée s'est couchée, fatiguée. Vous n'étiez pas reluisants : Lui en bleu de travail crade et toi avec ton vieil imperméable déglingué à la Colombo. Vous avez fini la soirée à vous tabasser dans le métro, tellement vous étiez bourrés... Chouette belle famille hein ? Des parents dézingués n'ayant qu'une seule et unique fille en plus !!!
Quand il est mort, ton tyran, je ne t'ai pas laissé toute seule devant la souffrance. Non pas celle de perdre celui que tu n'aimais pas mais de te secourir devant les démarches administratives...
Bref, pendant quinze ans nous partagions la même personne : Ta fille, moi je me contentais des restes, de ses périodes de bonne humeur. Quinze ans pendant lesquels, tu appelais à la maison tous les jours et que tu nous honorais de tes visites tous les mercredis, pour voir tes petits enfants, les gavant de sucreries, alors qu'ils étaient enclin à l'obésité. Certes, tu les a aimé tes petits enfants, même si tu faisais des différences.
Tu es morte en septembre 1987, alors que je partais vivre une nouvelle carrière et la maladie qui t'emportait avec tant de souffrance me touchait réellement. Tu ne t'en es jamais rendue compte, trop préoccupée par ton amertume. D'ailleurs tu ne t'apercevais de rien puisque seule ta fille avait ta considération. Tu es morte en faisant la gueule, alors que j'étais à tes côtés, seul, une fois de plus à accomplir ce qu'une fille aurait dû accomplir pour ses parents.
Pendant toute ma jeunesse tu as foutu la merde et je t'en remercie, belle-maman. Je te remercie d'avoir bercé ta fille dans de belles illusions en me menant la vie dure. Ta fille est seule à affronter le monde et quelles armes lui as tu donné sinon de la monter contre les hommes ? Toute sa jeunesse, entre 1958 et 1975, l'as-tu responsabilisée devant la dureté de la vie ? Non ! C'est elle qui paie la facture de tes erreurs. Bravo !
Lorsque tu es partie, je me suis senti libéré, mais la libération ne fut que de courte durée. Comme quoi j'aurai dû être prévoyant et je recommande à ceux qui sont amoureux, le regard vague et la bouche en coeur, l'air stupide :
Cher lecteur, avant de faire ta vie avec l'autre, regarde ses vieux à quarante ans, tu peux être certain (ou certaine) qu'il (ou elle) aura en héritage le caractère de l'un ou de l'autre?
Pour ma part, mon héritage est lourd à porter. La différence est que moi, je le sais !!!
par Pieds-Caoutchouc
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Souvenirs
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