Présentation

  • : Stephane Cuny, un homme aux pieds en caoutchouc
  • pieds-caoutchouc
  • : peinture dessin couture chat fleurs artiste
  • : Je suis ne en Algerie en 1957, pupille de la nation a six mois. Alors que mes pieds sont en caoutchouc (pieds valgus), un jour, un peu avant mes sept ans, un fabuleux chirurgien (des os) avec son scalpel, a accompli un miracle technologique... Depuis je marche, droit devant et je peins !
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Recherche

Album photos

Les asticots débiles

Ma modeste intervention consiste a avoir dessiné les yeux sur des balles de ping-pong et les avoir cousu sur ces longs tubes tricotés à la main, avec des fils spéciaux "plumes" et "chenille".


La semaine prochaine, elles accompagneront la grand-mère de deux petits garnements qui vivent à Münich (en Bavière) et j'imagine que si la créatrice, de ses asticots débiles, n'est pas polyglotte, je suis convaincu que Aristide et Jeanne, mes petits enfants, se chargeront de leur faire jouer en langue allemande et française.
Lundi 26 mai 2008

Mi homme mi femme, nul ne sait tant ses traits sont fins...
Acrylique sur toile
24 X 30 cm
par Stephane Cuny publié dans : Nouvelles toiles communauté : Galeria , Art contemporani
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 23 mai 2008


La « poya » ou montée en alpage est le nom de la transhumance dans les Alpes suisses. En effet, cett événement est aussi un fête où les vaches sont bichonnées et fleuries. Une partie du troupeau porte les grosses cloches ou sonnailles avec de belles courroies brodées aux initiales du propriétaire. Ce terme est aussi utilisé en France en particulier dans la vallée de Chamonix dans les Alpes.

 

Ce vocable fait également référence, dès 1800, à un style de peinture profane. Art populaire souvent naïf, qui, représente cette montée aux alpages (transhumance) des troupeaux principalement dans le canton de Fribourg en Suisse, peints par les armaillis, les bergers d'alpage. La technique suisse consite à appliquer des découpages de papier foncé et finement ciselé, par marouflage sur support en bois.

 

J'ai le plaisir de vous présenter un peintre, qui réalise, entre autres oeuvres contemporaines de facture étonnante, de très belles oeuvres de cet art populaire des Alpes suisses. Il ne procède toutefois de la mâme manière, mais uniquement au pinceau. Il s'agit de Christian GRÜNWALD et j'ai le plaisir de vous faire partager cet art.

 

Christian GRÜNWALD est un artiste contemporain qui permet à cet art populaire de ne pas disparaître…

Voici l’adresse de la galerie virtuelle qui expose une partie de son art populaire.

 

http://www.artabus.com/grunwald/

par Stephane Cuny publié dans : Tourisme communauté : L'art populaire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 22 mai 2008

Victor hugo, peint par Christian Boillon

 

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

3 septembre 1847.


Victor Hugo (1802-1885), Les Contemplations

 

Victor Hugo se rendait en pelerinage. Il avait perdu sa fille aimée, quatre ans plus tôt. Elle s'est noyée avec son époux au cours d'une promenade en barque...

par Stephane Cuny publié dans : Poème communauté : L'art populaire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 22 mai 2008

LES DJINNS *

Murs, ville
Et port,
Asile
De mort,
Mer grise
Où brise
La brise
Tout dort.

Dans la plaine
Naît un bruit.
C'est l'haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu'une flamme
Toujours suit.

La voix plus haute
Semble un grelot.
D'un nain qui saute
C'est le galop.
Il fuit, s'élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d'un flot.
 
La rumeur approche,
L'écho la redit.
C'est comme la cloche
D'un couvent maudit,
Comme un bruit de foule
Qui tonne et qui roule
Et tantôt s'écroule
Et tantôt grandit.

Dieu! La voix sépulcrale
Des Djinns !... - Quel bruit ils font !
Fuyons sous la spirale
De l'escalier profond !
Déjà s'éteint ma lampe,
Et l'ombre de la rampe..
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu'au plafond.

C'est l'essaim des Djinns qui passe,
Et tourbillonne en sifflant.
Les ifs, que leur vol fracasse,
Craquent comme un pin brûlant.
Leur troupeau lourd et rapide,
Volant dans l'espace vide,
Semble un nuage livide
Qui porte un éclair au flanc.

Ils sont tout près ! - Tenons fermée
Cette salle ou nous les narguons
Quel bruit dehors! Hideuse armée
De vampires et de dragons!
La poutre du toit descellée
Ploie ainsi qu'une herbe mouillée,
Et la vieille porte rouillée,
Tremble, à déraciner ses gonds.

Cris de l'enfer! voix qui hurle et qui pleure !
L'horrible essaim, poussé par l'aquilon,
Sans doute, Ô ciel ! s'abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle penchée,
Et l'on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu'il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon !

Prophète! Si ta main me sauve
De ces impurs démons des soirs,
J'irai prosterner mon front chauve
Devant tes sacrés encensoirs !
Fais que sur ces portes fidèles
Meure leur souffle d'étincelles,
Et qu'en vain l'ongle de leurs ailes
Grince et crie à ces vitraux noirs !

Ils sont passés! - Leur cohorte
S'envole et fuit, et leurs pieds
Cessent de battre ma porte
De leurs coups multipliés.
L'air est plein d'un bruit de chaînes,
Et dans les forêts prochaines
Frissonnent tous les grands chênes,
Sous leur vol de feu pliés !

De leurs ailes lointaines
Le battement décroît.
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l'on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d'une voix grêle
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d'un vieux toit.

D'étranges syllabes
Nous viennent encor.
Ainsi, des Arabes
Quand sonne le cor,
Un chant sur la grève
Par instants s'élève,
Et l'enfant qui rêve
Fait des rêves d'or.

Les Djinns funèbres,
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leur pas;
Leur essaim gronde;
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu'on ne voit pas.

Ce bruit vague
Qui s'endort,
C'est la vague
Sur le bord;
C'est la plainte
Presque éteinte
D'une sainte
Pour un mort.

On doute
La nuit...
J'écoute : -
Tout fuit,
Tout passe;
L'espace
Efface
Le bruit.

Victor Hugo (1802-1885), Les Orientales (1829)

(*) Le terme « Djinns » désigne les esprits bienfaisants, génies ou démons dans les croyances musulmanes. On sera sensible au mouvement de ce poème très célèbre : la longueur des vers suit l'action et correspond à l'attaque. Ce texte laisse apparaître un mouvement de crescendo puis de decrescendo.

par Stephane Cuny publié dans : Poème communauté : L'art populaire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 21 mai 2008

Le dyptique aux tournesols
Huiles sur toile
30 X 24 cm (en double)
par Stephane Cuny publié dans : Nouvelles toiles communauté : L'art populaire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Images aléatoires