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  • : Stephane Cuny, un homme aux pieds en caoutchouc
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  • : Je suis ne en Algerie en 1957, pupille de la nation a six mois. Alors que mes pieds sont en caoutchouc (pieds valgus), un jour, un peu avant mes sept ans, un fabuleux chirurgien (des os) avec son scalpel, a accompli un miracle technologique... Depuis je marche, droit devant et je peins !
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Les asticots débiles

Ma modeste intervention consiste a avoir dessiné les yeux sur des balles de ping-pong et les avoir cousu sur ces longs tubes tricotés à la main, avec des fils spéciaux "plumes" et "chenille".


La semaine prochaine, elles accompagneront la grand-mère de deux petits garnements qui vivent à Münich (en Bavière) et j'imagine que si la créatrice, de ses asticots débiles, n'est pas polyglotte, je suis convaincu que Aristide et Jeanne, mes petits enfants, se chargeront de leur faire jouer en langue allemande et française.
Vendredi 29 juin 2007

Quand le rythme réunionnais, associé à la samba, forment un tout. René Lacaille revisite une valse musette tourbillonnante et lui donne un autre tempo qui vient chahuter la nuit d’un comité d’entreprise nantais.

Vendredi 29 mai, le comité d’entreprise de l’Accoord à Nantes, invitait son personnel pour une soirée autour d’un buffet, sous le signe de l’exotisme. Le buffet était magnifique et épicé de saveurs audacieuses, l’ambiance était chaleureuse et conviviale. L’accordéoniste, René Lacaille et sa formation ont donné à cette soirée, les notes épicées qui oscillaient entre le jazz, la samba et le musette.


Soirée réussie !

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Récit
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Mercredi 20 juin 2007

Quand les roses rencontrent l’esprit de vin ...

 

A partir de pétales de roses fraîches et très odorantes, on obtient une sorte de « liqueur » odorante et raffinée, qui peut parfumer les apéritifs et desserts en leur donnant un goût original et peu courant.

Trois à cinq cent grammes de pétales sélectionnés, immédiatement plongés dans deux litres d’alcool de fruit à 45°. L'alcool reocuvre complètement les pétales de roses ;

le mélange est complété de 200 grammes de sucre cristal et macéré trois à quatre mois dans des bocaux hermétiques.

Le contenu des bocaux et filtré afin d'en retirer les pétales qui ne servent plus à la préparation mais qui peuvent être pressés pour en extraire le jus. On remarquera que le liquide a pris l’odeur et la couleur des pétales et que ces derniers sont devenus translucides.

Le liquide est mis en bouteilles hermétiques et conservé dans un endroit sombre, frais et sec. On peut y ajouter du sucre, s'il y a lieu.

Au bout d’un certain temps, le liquide va prendre une couleur ambrée et du fait que le pourcentage d’alcool est important (par rapport à la matière mise en macération), l’ajout du sucre qui intensifie le taux d’alcool, la liqueur obtenue peut se conserver assez longtemps.

Cette mixture est délicieuse, servie en fond de verre, avec un vin pétillant bien frais.
par Pieds-Caoutchouc publié dans : Recettes de cuisine
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Vendredi 15 juin 2007

La liberté fondamentale et la manière de se vétir...

 

Après avoir vécu en région parisienne pendant près de vingt ans, j’ai l’opportunité de venir m’installer à Nantes. Nous sommes en 1987 et je vais avoir trente ans. Depuis trois ans, alors que je travaille de brigade dans un centre informatique, j’ai perdu 37 kilos et j’ai retrouvé une taille de guêpe : 60 kilos pour 1 mètre 70… Le rêve quoi et nous sommes en été, fin août, début septembre…

 

Un jour, je débarque au travail entièrement habillé de blanc, mais en bermuda anglais – chemisette et mocassins blancs… Il y avait tant d’années que je n’avais pu m’habiller de la sorte que j’e n’avais pas hésité à sortir le grand jeu, ce jour là. Près de trente ans, je crois encore être jeune et un peu con, mais voilà, j’ai commis l’irréparable et ce n’était pas vilain à voir, car tout était parfaitement blanc et correct, hormis le fait que j’avais les jambes à l’air : du haut de la cheville au milieu du genou.

 

Or voilà, en commettant l’irréparable, je me suis mis à dos mes collègues féminines, outragées par autant de provocation, alors que les gars, me disaient, certes, que j’étais gonflé et qu’ils n’auraient jamais osé le faire à ma place, mais qu’ils n’hésiteraient pas à s’habiller de la sorte s’il continuait à faire aussi chaud. Il faisait très chaud, cette année là et la saison des pluies nantaises débutait à la mi octobre.

Je passe ma journée sans difficulté, percevant quelques regards désapprobateurs de quelques unes de mes camarades et en partant, je croise mon patron qui me toise et me dit, avec un air très embarrassé : « Mon jeune ami, ce que vous portez vous va très bien, mais comprenez, ce n’est pas le genre de la maison…»… Autrement dit : « allez vous changer ! »…

Le lendemain, je ne portais plus de bermudas anglais, ni de mocassins, mais un pantalon « cigarette » vert et une chemise peinte à la main bleue, rouge et jaune…

 

Où avais-je donc la tête, à cette époque ?

Un peu à l’ouest et pas vraiment entre les deux épaules. Cette anecdote, je la paie encore très cher aujourd’hui.

 

Pourtant, malgré la mode du pantacourt qui se démocratise et permet d’être à l’aise tout en travaillant, Notre pays reste attaché à des principes désuets, stupides et réfractaires, par rapport aux états unis et à d’autres pays d’Europe où le port du short est toléré le vendredi, car le vendredi est le jour de la liberté (Friday et Freitag signifie bien cela) et ça ne choque personne.

 

j’ai appris bien plus tard, lors de ma formation en droit, que la liberté fondamentale de s’habiller comme bon nous semble, peut être mise à mal par le droit du travail car la jurisprudence montre que le licenciement d’une personne qui a osé travailler en bermuda anglais, a été confirmé par la Cour de Cassation. Je vous recommande ce site : http://bermuda.canalblog.com/

 

Mon anecdote aurait pu devenir le même drame qu’a connu ce salarié. Fort heureusement pour moi, j’avais la chance d’être encadré par un homme intelligent, ce qui est aujourd’hui de plus en plus rare.

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Narration
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Jeudi 14 juin 2007

A Stéphane…

Hier, un bon copain tirait sa révérence, il partait pour toujours en disant : « bye bye la vie » !

Je voyais les pompiers de ma fenêtre et en me rendant chez lui je voyais son plus jeune fils en pleurs.

En entrant dans la maison, son épouse, l’amour de sa vie avait le regard perdu, les yeux hagards ne fixaient plus rien. En approchant de la pièce dans laquelle il se trouvait, je le voyais étendu sur le carrelage avec trois pompiers qui pratiquaient la ventilation artificielle et le massage cardiaque. Deux équipes se sont relayées : les pompiers et le SAMU. En vain. Son cœur avait lâché et ne repartait pas et je me rendais compte de mon impuissance face à ce drame. J’aurai fait n’importe quoi pour que cette terrible échéance ne se produise pas.

Le gars avait 53 ans et les enfants étaient devenus des hommes. J’ai vu un clan uni autour de la maman et du papa qui venait de jeter l’éponge.

Je n’ai de morale à faire à personne, mais je ne peux aujourd’hui me défaire de cette image qui me tétanisait.

Moi-même, je vais avoir cinquante ans et ne comprends pas pourquoi les amis qui m’entourent, abandonnent tout en se délestant du fardeau qu’est leur vie. Je leur souhaite le bonheur de l’au-delà. Sentiment qui me rassure devant la mort. Toutefois, ils ignorent le vide qu’ils causent à ceux qui les aiment.

Nous, les humains, constitués de chair et de sang, ne sommes pas grand chose, quand la grande faucheuse nous surprend. Elle n’a de cesse que de s’emparer de nos vies. Il est donc inutile de se croire au-dessus de la mêlée. Un peu d’humilité serait nécessaire aux quelques arrogants que je croise, car ce qu’ils ignorent, c’est que devant la mort, chaque homme ou femme n’a pas plus de valeur que le brin de paille, qu’un simple coup de vent ou de faux, peut briser à jamais.

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Narration
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Mercredi 13 juin 2007

L'environnement, pollué au quotidien !

Ce matin, je sors de chez moi et je me rends à mon travail. Des papiers de bonbons, mégots et crottes de chien jonchent les trottoirs. Il faut regarder le sol pour ne pas marcher dans les étrons odorants, si bien formés. Je passe devant un distributeur de billets devant lequel est aménagé un bac de béton avec quelques conifères moribonds. Tout autour, il y a des relevés de retraits ou de consultation, éparpillés. Les arbres sont entourés de vieux plastiques, emballages de paquets de cigarettes et emballages divers. Il faut dire que le bureau de tabac est à deux pas d’ici. J’oublie les tickets de jeux aux couleurs caractéristiques, que les malchanceux ont laissé choir. J’arrive près du bureau et passe devant quelques maisons dont l’une a été décorée de quelques graffitis, d’une élégance douteuse, l’autre, qui avait une haie de cupressus s’est récemment vu ravagée par des flammes d’origine un peu criminelle. Il paraît que dans ce quartier, c’est normal.

 

Alors à une époque où nous parlons d’environnement, de sauvegarde de la planète, j’ai un affreux doute quant à notre capacité à mettre en application nos convictions en matière d’écologie…

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Règlement de compte
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