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  • : Stephane Cuny, un homme aux pieds en caoutchouc
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  • : peinture dessin couture chat fleurs artiste
  • : Je suis ne en Algerie en 1957, pupille de la nation a six mois. Alors que mes pieds sont en caoutchouc (pieds valgus), un jour, un peu avant mes sept ans, un fabuleux chirurgien (des os) avec son scalpel, a accompli un miracle technologique... Depuis je marche, droit devant et je peins !
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Les asticots débiles

Ma modeste intervention consiste a avoir dessiné les yeux sur des balles de ping-pong et les avoir cousu sur ces longs tubes tricotés à la main, avec des fils spéciaux "plumes" et "chenille".


La semaine prochaine, elles accompagneront la grand-mère de deux petits garnements qui vivent à Münich (en Bavière) et j'imagine que si la créatrice, de ses asticots débiles, n'est pas polyglotte, je suis convaincu que Aristide et Jeanne, mes petits enfants, se chargeront de leur faire jouer en langue allemande et française.
Dimanche 29 juillet 2007

Une année avec monsieur Gilbert Pasquier

C’était ma dernière année de primaire et un homme à la pipe au regard bleu devait assurer une partie des cours de cette classe à double niveau, dans la mesure où il avait une charge élective. Mon frère Bernard et moi étions dans sa classe.

 

Outre les matières principales, pour lesquelles la majorité des élèves n’affichait pas un entrain extraordinaire, ce maître d’école avait trouvé le moyen d’attirer notre attention en nous faisant écouter, une fois par semaine, une émission radiophonique, qui illustrait les cours magistraux qu’il nous donnait. Chaque émission traitait d’un sujet, une personnalité historique, un événement, par exemple, et faisait appel aux différents aspects associés : contexte géopolitique du moment, national et international ; artistes musicaux, lyriques, littéraires et plastiques du moment etc. .

 

Pour ces après-midi, il avait au préalable préparé les documents divers, coupures de presse, images et cartes diverses, permettant de compléter l’exposé radiophonique et d’en assurer une meilleure compréhension. L’émission durait environ une heure et se poursuivait par un débat, une explication, pour ceux qu’i n’avaient pas tout compris. Enfin, il nous distribuait de grandes feuilles de dessin, des couleurs et des crayons puis il rendait la salle de classe obscure en fermant les épais rideaux et pendant un temps limité, il nous faisait écouter de la musique classique, en rapport avec l’époque précisée lors de l’émission radiophonique. A la fin de l’écoute musicale, le maître rallumait la lumière et nous proposait d’illustrer ce que nous avions entendu au cours de l’après midi.

Il partageait cette classe avec un autre instituteur, qui n’avait malheureusement pas la même méthode pour enrichir ses cours, sinon une manière plus virile, alors que nous n’étions âgés que d’environ dix ans.

L’enseignement de Monsieur Pasquier a, je crois, été la meilleure manière de nous apprendre à comprendre le passé, afin de mieux aborder l’avenir.

Cet homme n’est plus de ce monde et a laissé une emprunte indélébile dans ma mémoire. Il a appris à ses élèves à ne pas « gober » simplement l’information mais à la digérer après plus ample réflexion.

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Narration
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Mardi 17 juillet 2007

En 1979, trois ans après avoir quitté le lycée, je participais pour la première fois à quelques expositions et notamment à celle des Indépendants, au Grand Palais des Champs Elysées. A cette époque, j’étais très inspiré par l’impressionnisme, le fauvisme et le néo-symbolisme. Tous ces peintres qui maculaient leurs toiles de multiples touches de couleurs sortant de leurs tubes, me fascinaient. Alors j’en faisais de même et appliquais sur mes toiles tant de peinture qu’en séchant le relief creusait le dos de la toile. Je ne lésinais pas sur la matière, tant et si bien qu’un galeriste me demandait un jour si je ne vendais pas ma peinture au poids… Il s’agissait d’une reproduction des falaises d’Étretat sur panneau de bois et le relief était si saisissant que si la toile lui était tombée sur le pied, il l’aurait senti passer ! Il aurait pu frôler la fracture tellement le tableau pesait lourd sur la cimaise.

 

A cette époque, j’utilisais une palette chargée en pigments multicolores. J’ai commencé par l’hyperréalisme atrocement banal, puis j’ai touché au symbolisme proche du dadaïsme.

 

En 1988, j’exposais pour la dernière fois au Salon des Indépendants, auprès des « grands », au rez-de-chaussée. Et j’y présentais des dessins au stylo céramique dont le trait est proche de la plume, sans l’inconvénient de l’encre de Chine et à cette époque mes toiles étaient moins torturées, puisque je n’avais plus une vie morose et parisienne…

 

Près de vingt ans ont passé, j’ai exercé bien des métiers et depuis la soirée de saint sylvestre 2006, je me suis lancé à nouveau dans la peinture en m’imposant la règle des trois :

 

Pas plus de trois éléments par toile ;

Trois couleurs, tant sur le fond, que sur le sujet ;

Trois phases : le croquis et l’ombrage ; la signature et le fond ; et enfin le sujet…

 

Ainsi je ne vends plus ma peinture au poids, puisque la couleur est appliquée en transparence sur la toile et vous me permettrez cette petite subtilité : je la vends au carat près !

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Réflexions
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Lundi 16 juillet 2007

Voici l'impression laissée au visionage d'un film :


Un bel officier se retrouve défiguré, au début de la grande guerre. Pendant cinq ans, soingné au Val de Grâce, dans la chambre réservée aux officiers, dépourvue de miroirs, il apprendra à se reconstruire tant physiquement, qu’au travers du regard des autres.

Bel hommage aux gueules cassées de la grande guerre.

 

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Impression
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Jeudi 12 juillet 2007

Rencontre entre un chercheur de cible qui manie mieux le couteau que tout autre chose et une cible jeune, belle et paumée ! Une complicité naît rapidement entre eux deux, mais ne doit jamais se briser, car ils forment très vite une paire de membres, indissociable et parfaite.

Un film noir, beau et émouvant, en noir et blanc…

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Impression
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Mardi 10 juillet 2007

Voici l'impression laissée par la vision du Film

de Sofia Coppola...

Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine est adolescente et issue d’une monarchie ennemie, objet de bien des convoitises, devient un gage de paix entre la France et l’Autriche, en qualité de Dauphine, puis de Reine de France. Avec ses frasques, sa maladresse et malgré sa bonne volonté, elle ne comprendra jamais la codification subtile des usages à « Versailles » et ne pourra conquérir le cœur des français. Elle restera « l’Autrichienne », jusqu’à sa mort en 1793.

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Impression
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