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  • : Stephane Cuny, un homme aux pieds en caoutchouc
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  • : peinture couture chat fleurs allemagne artiste
  • : Je suis ne en Algerie en 1957, pupille de la nation a six mois. Alors que mes pieds sont en caoutchouc (pieds valgus), un jour, un peu avant mes sept ans, un fabuleux chirurgien (des os) avec son scalpel, a accompli un miracle technologique... Depuis je marche, droit devant et je peins !
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Les asticots débiles

Ma modeste intervention consiste a avoir dessiné les yeux sur des balles de ping-pong et les avoir cousu sur ces longs tubes tricotés à la main, avec des fils spéciaux "plumes" et "chenille".


La semaine prochaine, elles accompagneront la grand-mère de deux petits garnements qui vivent à Münich (en Bavière) et j'imagine que si la créatrice, de ses asticots débiles, n'est pas polyglotte, je suis convaincu que Aristide et Jeanne, mes petits enfants, se chargeront de leur faire jouer en langue allemande et française.
Vendredi 11 août 2006

HÉRIC ET SES MOULINS…

Le canal de Nantes à Brest et le site de  « Bout-de-Bois »

 

Depuis mon arrivée dans la région nantaise, il y a dix-neuf ans, j’étais intrigué par le nom de cette ville. Un prénom qui n’en est pas un, mais une ville et surtout une histoire liée au transport du blé et du sarrasin vers la Bretagne, en empruntant le canal de Nantes à Brest.

 

Il y a maintenant douze ans, Nous faisions l’acquisition dans ce coin, d’un petit lopin de terre, un pré de mille sept cent mètres carrés. Je décidai de profiter des bâtisses existantes pour y installer mon atelier de peinture et depuis mon retour, je profite de ce lieu sans prétention pour y puiser l’oxygène qui me manque. Un endroit paisible, long couloir de verdure sur laquelle des pins d’Autriche, et Sylvestres vermoulus, car torturés par la tempête de 1999, des Genévriers rampants, des cupressus, des bambous et enfin un chêne que je tresse depuis son plus jeune âge, décorent cet ensemble harmonieux et bucolique  qui inspire à la sérénité.

 

La route départementale 164, qui relie Nort-sur-Erdre à Blain est dangereuse entre l’Écobut et la Remaudais. Les accidents y sont très nombreux. Pendant une période, il y avait une voiture dans un fossé tous les six mois, voire plus. A force, les fossés se sont élargis à plus d’un mètre cinquante ! Depuis quelques temps un panneau de limitation de vitesse à soixante dix kilomètres à l’heure, accompagné d’un double marquage rouge et blanc au sol sont sensé limiter les accident, mais qu’importe, il est toujours risqué de rentrer chez soi sans prendre le risque d’une collision. La vie dans ces deux lieux dits peut s’avérer périlleuse… Les Français sont donc incorrigibles !

 

Sur cette route départementale, majestueux, se tenant debout comme de robustes guerriers, les moulins de la Remaudais et du Bois-Rivaud. Cela me rappelle une vieille dame si délicieuse, qui n’est plus aujourd’hui et qui me racontait l’histoire de cet endroit, du lavoir, des moulins. Je buvais avec avidité ses paroles… Cette femme douce, formidable notait tout sur des fiches, photos et cartes postales. Elle devait être la mémoire du village, sans doute.

Il m’arrive de penser à elle, quand je fais des photos de repérages, pour imaginer de futures toiles, son sourire, sa gentillesse et sa bonne humeur. Je n’ai toujours pas trouvé le vieux lavoir.

 

Le canal de Nantes à Brest, superbe construction faîte en des temps lointains par des bagnards ou des prisonniers est parallèle ici à l’Isard. Il est longé de deux superbes chemins de hallage. De quoi faire une superbe promenade à vélo, en toute tranquillité et surtout en toute sécurité. Près du site de Bout de Bois, une petite base nautique permet aux plaisanciers l’usage de toilettes, remplir leur citerne d’eau et amarrer leur embarcation, pour éventuellement faire quelques courses à Héric, une jolie ville qui possède une superbe église dont le clocher et fait d’une pierre blanche, d’une blancheur parfaite. On ne peut pas vraiment reconnaître un style particulier à cette église, un mélange de gothique et incertain. Elle est reconnaissable entre toutes les églises de la région.

 

Non loin de là, il y a une superbe étendue d’eau, qui a été aménagée en base de loisirs par quatre commune : le site de Bout de Bois. Un merveille ! C’est beau mais malheureusement le vandalisme a lassé les initiateurs du projet et malgré une fréquentation estivale de fin de semaine, la buvette ne fonctionne plus et il n’y a plus de barque à louer. Les tables et les bancs sont incendiés, des traces de motocross ont souillés les espaces plantés de charmes et enfin, les sanitaires perdent leurs ardoises. Dites moi pourquoi tant de plaisir à saccager ce qui coûte si cher à la communauté, alors que l’endroit est profitable à tous et notamment à ceux qui ne partent pas en vacances ? Ici, il y a la mer, sans les vagues, une plage des sable et d’herbe, des saules qui dansent avec le vent… La pollution s’en prend même à cette eau, sans compter les déchets domestique oubliés par les promeneurs indélicats.

 

Que ce soit au sud ou au nord de la Loire, la région Nantais recèle des trésors insoupçonnés que l’on découvre au fur et à mesure des longues promenades, de haltes dans les petites bourgades. Les temps changent mais leur charme reste intact, comme protégé d’un excès d’urbanisme sauvage.

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Tourisme
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Jeudi 10 août 2006

Jeune loup

Aujourd’hui tu es jeune, brillant, sûr de toi, en bonne santé et dans la vie, tout te réussit.

Tu écrases tout ce qui se met en travers de ta route.

N’oublies pas d’où tu viens, car un jour, ce que tu trouves aujourd’hui merveilleux peut devenir un enfer. Ta santé peut décliner, tu auras pris de l’âge et le succès ne sera pas toujours au rendez-vous.

C’est à ce moment là que des âmes bien pensantes te glisseront quelques peaux de bananes en te rappelant d’où tu viens.

Tu renies tes origines, alors qu’elles sont imprimées sur toi, depuis ta naissance et leur marque reste indélébile. Ces racines modestes, qui ont fait de toi un être atypique, elles te font horreur et tu voudrais tant les gommer, pour oublier. Pourtant un jour, elles te seront rappelées par d’autres jeunes loups aux dents longues. Ces jeunes loups te ressemble à ce que tu es toi, aujourd’hui et leurs dents sont si longues qu’elles rayent le parquet. Il t’attendront au tournant pour te détrôner et te prendre tout ce qui t’est si cher.

De la même manière dont tu t’y prend à l’égard d’autres personnes, et tu ne t’en rend pas compte, ils te pendront tout. Il ne te restera que ton histoire et ta culture, des biens inaliénables.

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Réflexions
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Jeudi 3 août 2006

Violette

Tu serais née en région parisienne et je t’ai connue en Charente, alors que tu venais d’être adoptée par un couple de boulangers.

Depuis toute petite, tu passais de famille d’accueil en famille d’accueil, souvent confiée à des gens de triste mœurs… Tu me disais avoir été battue avec un laisse de chien, partageant ton triste sort avec un garçon orphelin, au sein d’un couple de brutes.

Je me souviens de nos jeux d’enfants, où tu grimpais aux arbres comme un petit écureuil, avec le même entrain que mon frère Bernard, qui était futé et agile comme un ouistiti.

Devenue adulte, je t’ai revu mais on s’est perdu de vue pour une sotte histoire de « foie gras »… Tu n’aimais pas le « bout de moisi » qui était sur la tranche qui t’était servie, ignorant qu’il s’agissait d’un morceau de truffe.

Si tu te reconnais (ou si quelqu’un te connais), un message de toi sera le bienvenu dans l’adresse suivante :

pieds-caoutchouc@laposte.net

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Avis de recherche
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Mercredi 2 août 2006


Sans cette malheureuse aventure, je n'aurai jamais fait d'aussi belles rencontres !


Un ponton sur le Danube


Il y a quelques années, je vivais une expérience humaine que je ne souhaite à personne. En suis-je revenu grandi ? Je ne crois pas, mais en tout cas, après des années de recul, je me dis qu’il fallait que je vive une telle expérience pour découvrir l’âme humaine et découvrir une région et son peuple.

 

Chacun de nous a sa propre expérience de la vie professionnelle et en fonction du point de départ, cette vie sera plus ou moins glorieuse. Je suis parti de très bas et quoiqu’en pensent certains, il n’est pas indécent de dire aux autres qu’on vient de loin et qu’on a gravi les barreaux de l’échelle sociale, un à un, avec plus ou moins de difficulté et un succès qui n’était pas toujours au rendez-vous.

 

Quand parfois mes songes noircissent et que la mélancolie me gagne, j’ai la chance que mes enfants me rassurent en me disant les mots les plus doux, pour me réconforter et surtout me rassurer. Le message que je voulais leur transmettre pendant leur jeunesse est bien passé. Ils me disent que j’ai participé, en partie (avec leur mère) à leur succès et que sans cesse il faut prouver sa valeur professionnelle à ceux qui doutent et qui jugent.

 

Bref, je me suis retrouvé pendant une période donnée, confronté à des gens qui excellaient dans leur domaine mais qui, sortis de leur contexte, n’étaient plus bons à grand chose. Alors le meilleur moyen qu’ils trouvaient pour ne pas prendre le risque d’être pris au dépourvu, était d’entretenir un mauvais climat où la confiance, le savoir-vivre et la sérénité n’existaient pas. J’en ai terriblement souffert, ils entretenaient un tel climat que j’étais sans cesse en proie au doute. Je me disais que mon parcours était vain : Tout ce que j’avais appris dans un effort constant, en sacrifiant ma famille, en étant peu avec mes enfants n’avait servi à rien.

 

Y avait-il un sentiment de jalousie à mon égard ? Rien ne transpirait, hormis des remarques perfides et surtout quand je me retrouvais seul, face à ces personnages. J’avais complètement perdu confiance en moi. Cette confiance qui est si difficile à prendre en soi quand, sans cesse on cherche à enrichir ses connaissances, en marchant dans l’inconnu, face à une technologie qui évolue sans cesse. Du coup, j’ai abandonné cette technologie que je maîtrisais depuis plus de vingt ans, me disant que dorénavant je voulais m’en tenir à des valeurs humaines. C’est là le point positif de mes mauvaises rencontres !

 

Aujourd’hui et grâce à cette période peu glorieuse où cette différence culturelle entretenait une certaine frustration de part et d’autres, j’ai décidé de passer à autre chose et en tournant définitivement cette page, je laisse définitivement ces tristes personnages à leur médiocre préoccupation : celle de médire sur tout ce qui leur échappe.

Enfin, cette période m’a rapproché d’autres peuples. J’ai appris leur langue et leurs cultures, j’ai continué à m’enrichir à leur contact dont on trouve les traces de cette richesse, sur ce qui me tient à cœur à présent.

 

C’est en Europe Centrale, que j’ai rencontré des hommes et des femmes fabuleux qui, avec la générosité qui leur est si particulière étaient aussi curieux que moi de connaître l’autre, en partageant avec moi la table et la conversation, sans le moindre a priori, alors que d’autres s’ingéniaient à me traiter comme de la merde en me surnommant le « chaouch »auprès de ceux que je ne connaissais pas… A ces derniers qui se prennent pour ce qu’ils ne seront jamais, je dis que si petit que je suis, j’ai eu la chance de côtoyer des gens de grande qualité humaine, des gens plus ou moins humbles, originaires de France ou d’ailleurs, qui partagent leur histoire avec une autre culture. Ce qu’en langage de paludier on appellerai la « fleur de sel », cette substance qui est au-dessus du sel et si recherchée par les gourmets. A ces personnages peu recommandables qui m’ont tant fait souffrir je dis donc que pendant cette périodes, pendant laquelle ils me considéraient comme de la sous-merde.

Ce que ces gens ignorent c'est que je suis allé déféquer où jamais ils n’iront manger !

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Règlement de compte communauté : Mon fort intérieur
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