HÉRIC ET SES MOULINS…
Le canal de Nantes à Brest et le site de
« Bout-de-Bois »
Depuis mon arrivée dans la région nantaise, il y a dix-neuf ans, j’étais intrigué par le nom de cette ville. Un prénom qui n’en est pas un, mais une ville et surtout une histoire liée au transport du blé et du sarrasin vers la Bretagne, en empruntant le canal de Nantes à Brest.
Il y a maintenant douze ans, Nous faisions l’acquisition dans ce coin, d’un petit lopin de terre, un pré de mille sept cent mètres carrés. Je décidai de profiter des bâtisses existantes pour y installer mon atelier de peinture et depuis mon retour, je profite de ce lieu sans prétention pour y puiser l’oxygène qui me manque. Un endroit paisible, long couloir de verdure sur laquelle des pins d’Autriche, et Sylvestres vermoulus, car torturés par la tempête de 1999, des Genévriers rampants, des cupressus, des bambous et enfin un chêne que je tresse depuis son plus jeune âge, décorent cet ensemble harmonieux et bucolique qui inspire à la sérénité.
La route départementale 164, qui relie Nort-sur-Erdre à Blain est dangereuse entre l’Écobut et la Remaudais. Les accidents y sont très nombreux. Pendant une période, il y avait une voiture dans un fossé tous les six mois, voire plus. A force, les fossés se sont élargis à plus d’un mètre cinquante ! Depuis quelques temps un panneau de limitation de vitesse à soixante dix kilomètres à l’heure, accompagné d’un double marquage rouge et blanc au sol sont sensé limiter les accident, mais qu’importe, il est toujours risqué de rentrer chez soi sans prendre le risque d’une collision. La vie dans ces deux lieux dits peut s’avérer périlleuse… Les Français sont donc incorrigibles !
Sur cette route départementale, majestueux, se tenant debout comme de robustes guerriers, les moulins de la Remaudais et du Bois-Rivaud. Cela me rappelle une vieille dame si délicieuse, qui n’est plus aujourd’hui et qui me racontait l’histoire de cet endroit, du lavoir, des moulins. Je buvais avec avidité ses paroles… Cette femme douce, formidable notait tout sur des fiches, photos et cartes postales. Elle devait être la mémoire du village, sans doute.
Il m’arrive de penser à elle, quand je fais des photos de repérages, pour imaginer de futures toiles, son sourire, sa gentillesse et sa bonne humeur. Je n’ai toujours pas trouvé le vieux lavoir.
Le canal de Nantes à Brest, superbe construction faîte en des temps lointains par des bagnards ou des prisonniers est parallèle ici à l’Isard. Il est longé de deux superbes chemins de hallage. De quoi faire une superbe promenade à vélo, en toute tranquillité et surtout en toute sécurité. Près du site de Bout de Bois, une petite base nautique permet aux plaisanciers l’usage de toilettes, remplir leur citerne d’eau et amarrer leur embarcation, pour éventuellement faire quelques courses à Héric, une jolie ville qui possède une superbe église dont le clocher et fait d’une pierre blanche, d’une blancheur parfaite. On ne peut pas vraiment reconnaître un style particulier à cette église, un mélange de gothique et incertain. Elle est reconnaissable entre toutes les églises de la région.

Non loin de là, il y a une superbe étendue d’eau, qui a été aménagée en base de loisirs par quatre commune : le site de Bout de Bois. Un merveille ! C’est beau mais malheureusement le vandalisme a lassé les initiateurs du projet et malgré une fréquentation estivale de fin de semaine, la buvette ne fonctionne plus et il n’y a plus de barque à louer. Les tables et les bancs sont incendiés, des traces de motocross ont souillés les espaces plantés de charmes et enfin, les sanitaires perdent leurs ardoises. Dites moi pourquoi tant de plaisir à saccager ce qui coûte si cher à la communauté, alors que l’endroit est profitable à tous et notamment à ceux qui ne partent pas en vacances ? Ici, il y a la mer, sans les vagues, une plage des sable et d’herbe, des saules qui dansent avec le vent… La pollution s’en prend même à cette eau, sans compter les déchets domestique oubliés par les promeneurs indélicats.
Que ce soit au sud ou au nord de la Loire, la région Nantais recèle des trésors insoupçonnés que l’on découvre au fur et à mesure des longues promenades, de haltes dans les petites bourgades. Les temps changent mais leur charme reste intact, comme protégé d’un excès d’urbanisme sauvage.
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