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  • : Stephane Cuny, un homme aux pieds en caoutchouc
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  • : peinture dessin couture chat fleurs artiste
  • : Je suis ne en Algerie en 1957, pupille de la nation a six mois. Alors que mes pieds sont en caoutchouc (pieds valgus), un jour, un peu avant mes sept ans, un fabuleux chirurgien (des os) avec son scalpel, a accompli un miracle technologique... Depuis je marche, droit devant et je peins !
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Les asticots débiles

Ma modeste intervention consiste a avoir dessiné les yeux sur des balles de ping-pong et les avoir cousu sur ces longs tubes tricotés à la main, avec des fils spéciaux "plumes" et "chenille".


La semaine prochaine, elles accompagneront la grand-mère de deux petits garnements qui vivent à Münich (en Bavière) et j'imagine que si la créatrice, de ses asticots débiles, n'est pas polyglotte, je suis convaincu que Aristide et Jeanne, mes petits enfants, se chargeront de leur faire jouer en langue allemande et française.
Mercredi 26 septembre 2007

Petits comptoirs

en pleine nature…

 

Vous possédez un barbecue de jardin (en métal) et quand vous préparez vos grillades, vous n’avez rien pour poser vos brochettes, que le gazon ou l’herbe folle…

 

Savez-vous qu’avec de l’astuce, quatre piquets huilés, deux palettes de bonne qualité et quelques planches de coffrage et de la volige, vous pouvez confectionner un comptoir en angle, et placer vos plats sans prendre le risque que le teckel du voisin ne vienne les boulotter !

 

- Assemblez vos deux palettes par la largeur, afin de créer un angle droit ;

- Posez l’ensemble sur le sol et vous voyez le début de votre réalisation ;

 -Plantez les quatre piquets à l’intérieur et dans le sol, à environ 50 cm de profondeur. Les piquets auront été au préalable, imprégnés d’huile par trempage, plusieurs jours. Ce procédé les rend insensibles à l’humidité et au pourrissement.

- Surélevez l’ensemble afin qu’il ne touche pas le sol et à l’aide d’un niveau à bulle, placez le et vissez les palettes aux piquets à environ 10 centimètres du sol.

- Vous pouvez « habiller » vos palettes de planches en les espaçant, de manière à ce que l’air circule autour de chaque planche assemblée.

- Ensuite, posez-y des planches plus épaisses afin de réaliser un plateau.

- Le meuble ainsi réalisé doit être badigeonné d’huile goudronnée, sous tous ses angles.

- Une fois la saturation du bois complète et après un séchage complet, vous pouvez appliquer sur le plateau, un mélange de peinture « brun foncé » diluée à un tiers d’essence térébenthine, afin de pénétrer dans les fibres du bois.

 

Certes, au début, le meuble a une odeur peu agréable, mais ce traitement radical, lui assurera une longévité impressionnante. L’odeur du produit de traitement disparaîtra rapidement. Le meuble ainsi réalisé vous rendra de bons services et on peut ainsi, en y plantant judicieusement certaines essences de plantes aromatiques, indispensable aux  préparations estivales…

A l’automne, ce comptoir vous servira de table de rempotage…

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Astuces
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Mardi 25 septembre 2007

La précision des mots

Je n'aurai pas la prétention de vous apprendre le Français, mais laissez-moi pourtant vous mettre en garde devant certains mots, qui font partie du langage courant et cachent pourtant une signification extrêmement précise, qui ne laisse aucune place à l'ambiguïté !

La langue française est riche, subtile, et originale, par rapport à d'autres langues qui ne laissent pas la place à la moindre ambiguïté. Cette qualité de notre langue est également son grand défaut : On peut ainsi dire tout et son contraire.

C'est grâce à cette spécificité de notre langage que Jean de La Fontaine, Charles Perrault dénonçaient les dérives de leur époque sans pouvoir être poursuivis réellement, car leurs textes n'étaient pas réellement explicites et même si les monarques redoutaient ces penseurs, il leur était difficile de prouver une réelle diffamation, car l'ambiguïté des pamphlets et autres diatribes.

De nos jour, le langage a évolué et chaque année, le dictionnaire perd certains mots qui ne sont plus usités, au profit d'un langage couramment utilisé et peu à peu, les mots sont vidés de leur essence, leur sens est inversé et la valeur intrinsèque qu a servi à leur élaboration est jetée aux oubliettes. C'est ainsi que dans le langage courant, on trouve des mots, des expressions qui jadis, était proscrites tant elles étaient extraordinairement irrévérencieuses.

Ainsi aujourd'hui, n'importe qui utilise le verbe « foutre » en ignorant que le mot désigne le liquide séminal produit par les organes reproducteurs de l'homme. Alors de grâce, quand vous vous exprimez, mécontent, évitez l'expression triviale et extrêmement vulgaire : « je m'en fous ! », qui en son sens originel est précise et vous place en situation délicate, à l'égard de l'autre.

Autre exemple : Lorsqu'on dit « Con », on s'adresse sans le savoir à l'organe féminin, car le mot con, à l'origine un des plus anciens mots de la langue français issu du latin.

Voici ce qu'en dit le dictionnaire :

con, conne [kT, kCn] n. et adj. 

? XIIIe siècle; mot issu du latin. : cunnus 

 

I. Nom masculin et vocable érotique : Sexe de la femme.  Sexe; vagin, vulve. ? Pubis de la femme.  chatte. « Ces cons rasés font un drôle d'effet » (Flaubert).

 

II. Mot familier.

 

1. CON : adjectif masculin et féminin. ou CON, CONNE (av. 1831), adjectif (Personnes) Imbécile, idiot. Þ bête*, crétin, débile. Ce qu'il peut être con ! Elle est vraiment con (ou conne).  « Elle est moins conne que je ne croyais » (Queneau)?

 
Choses :
Ridicule, inepte. « Ce que c'est con, la guerre » (Sartre). Je trouve ça con. C'est trop con, de se quitter comme ça. Locution (Personnes) Con comme la lune, comme un balai, très con.

 

2. Expression (1790) : Imbécile*. Þ conasse, conneau, couillon, enflé, enflure, gland. (Injure) Pauvre con ! Sale con ! Þ Enfoiré. Gros con ! Petit con ! Petite conne ! Vieux con ! Bande de cons ! Une conne de la pire espèce. Passer, être pris pour un con. Le roi des cons. C'est pas la moitié d'un con. Faire le con, jouer au con : se conduire d'une manière niaise (Þ andouille) ou absurde. Þ Déconner. Jeu* de con. Loc. adv. À la con : mal fait; ridicule, inepte (cf. À la gomme, à la noix). « Ce régiment à la con »...

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Réflexions
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Mardi 25 septembre 2007

La Terrasse des Weingarten viennois

Parmi toutes les astuces que j'ai ramené de mon séjour en Autriche, il y a les terrasses en bois goudronné. C'est simple à faire et plutôt économique et d'un entretien assez sommaire, pour une durée de vie d'environ quinze ans.
Facile à réaliser elle se pose sur des piquets traités, enfoncés dans la terre, d'environ 60 centimètres de profondeur et le cadre ne doit pas toucher le sol, car il faut maintenir un jour d'environ 5 centimètres entre le sol et la terrasse. Avec un peu de muscles, la terrasse se place et se déplace à la guise de son usager...

Sur un cadre de bois de trois mètres sur trois, avec deux traverses, vissez à espaces régulier des planches de coffrage à espace régulier (un centimètre entre chaque planche) en utilisant des vis et une excellente visseuse. Puis, traitez votre bois en y appliquant un mélange de carbonyle, de l'huile de lin et du grésil, à proportions égales et procédez en plusieurs applications, jusqu'à complète saturation du bois.
Laissez sécher, car une forte odeur s'atténuera en quelques semaines. Grâce à ce traitement, le bois supportera les intempéries et se conservera longtemps. Vous pouvez traiter tous les deux ans, avec le même mélange. ou alors, une fois que le support est parfaitement sec, vous pouvez y appliquer plusieurs couches de lasure, que vous renouvellerez tous les ans.

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Astuces communauté : Atelier-jardin et cabane
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Vendredi 21 septembre 2007

Précision des mots et imprécision du langage

Première partie

 

Comme beaucoup de personnes de ma génération, l’école ne me passionnait guère et j’y ai passé les moments les plus désagréables, compte tenu de ma différence vis à vis de mes congénères : Je portais sur chaque jambe une grosse ligne verticale d’un rose vif, avec plein de barres perpendiculaires, sur vingt centimètres de long… A l’époque, nous étions tous en culotte courte et déjà, je me faisais remarquer…

 

Inutile de préciser que les enfants ne sont pas tendres entre eux et que la protection bienveillante des adultes, justifiée par une intervention chirurgicale miraculeuse qui me permettait de me tenir debout, n’était pas du goût de mes petits camarades et que ces derniers ne se gênaient pas pour me faire quelques crocs-en-jambe dans les escaliers, par exemple, pendant que l’institutrice était occupée ailleurs. En plus, je boitais, ce qui me valait le surnom de canard (j’en profite pour préciser que j’adore les gallinacés) et que toute ma jeunesse a été joyeuse pour les autres, mais pas pour moi.

 

L’enfance, puis la jeunesse paraissent longues, dans ces conditions là et à la veille de mes cinquante ans, je ne regrette pas qu’elle soit passée si vite, tant les humiliations se produisaient chaque jour, à mon encontre.

 

Quel rapport avec le titre me direz-vous ?

 

C’est simple, on apprend à parler à la maison et on apprend les subtilités du langage à l’école et compte tenu de ce que je vivais chaque jour, je me refermais sur moi-même ! Alors tout ce que disait la maîtresse, me passait par une oreille et ressortait par l’autre, sans transiter par le cerveau. Et le peu de temps que je passais à la récréation, était pour ramasser des coups ! Au cas où, vu la médiocrité de mes notes, je n’en aurait pas assez pris !

 

Sachez chers parents, chers enseignants, que le parcours scolaire chaotique a une influence sur toute la vie de l’individu. Alors, je vous en prie, soyez vigilent et à l’écoute de tout ce que dit votre enfant ou votre élève. S’il se tait, s’il s’isole, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas.

 

Alors, puisque je n’ai quasiment rien appris à l’école, en tant d’années ? Il a bien fallu que j’apprenne ce que je connais aujourd’hui quelque part !

 

Hormis mes grands-parents qui m’ont apporté leur grande culture et le désir de consulter systématiquement les dictionnaires et encyclopédie, pour ne pas rester ignorant devant ce que je ne connais pas, J’ai eu la chance, une fois adulte de rencontrer les bonnes personnes. Un collègue qui est devenu mon fidèle ami, qui m’a encouragé à me surpasser.

Ensuite des gens qui m’ont fait confiance et pour lesquels je n’hésitai pas à m’investir personnellement, afin de ne pas les décevoir. Ils représentaient les plus hautes instance de l’Etat, en territoires étrangers.

Puis un petit bonhomme que je croisais tous les matins à Vienne, Theodoros, qui me donnait un cours d’initiation à l’éthimologie et notamment à la racine grecque de notre langue.

Enfin, un professeur de Droit, Chercheur à l’Université de Nantes, connu et reconnu par ses pairs. Ce dernier m’a incité à rechercher dans le Droit, les racines et expressions latines qui sont encore utilisée par les juristes et que l’individu « ordinaire » ne connaît pas. Or, nul n’est censé ignorer la loi, même si ladite loi comporte des expressions qui semblent obsolètes…

C’est ce professeur de Droit, alors que je faisais partie d’un groupe d’adultes, dont la plupart étaient issus de l’échec scolaire, qui nous a guidé dans la quête de la précision linguistique.

 

Alors, même si je ne suis pas bardé de diplômes, hormis cette capacité en Droit, que je préparais pendant deux ans, chaque soir et le samedi matin, Ce professeur de Droit, Maître de Conférence m’a donné la clé qui mène vers une certaine philosophie, plus rationnelle et juste, qui incite au choix du mot précis dans le propos, afin de mettre aux oubliettes toutes les incertitudes du passé.

 

Ma capacité, je la lui doit, car même s’il n’était pas le seul conférencier, il est le plus humain, il sait tenir son rang et essaimer ses connaissances en tenant compte de son auditoire. Il nous offrait les éléments de recherche qui permettent de trouver la solution aux carences dont nous avions à faire face. Grâce à lui, nous réussissions, avec du travail personnel et de nombreuses investigations, à appréhender un concept qui, pour un néophyte, est loin d’être évident et surtout, à l’obtenir, ce sésame, pour entrer à l’Université !

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Narration
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Lundi 17 septembre 2007

Lequel de nos jeunes étudiants français, ayant eu l’opportunité d’étudier l’allemand dans le cadre d’un échange « Erasmus », ne connaît pas cette histoire troublante de la jeune résistance allemande qui débutait à Munich en 1933, alors que Hitler prenait peu à peu le pouvoir et, en un peu plus de dix années, mettait l’Europe à feu et à sang ?

A tous ceux qui haïssent la langue allemande et prétendent que les germanophones ne sont que des graines de nazis, je répondrai ceci : En Europe, pendant les heures troubles de l’occupation, il y a ceux qui luttaient dans l’ombre, à armes inégales, ceux qui vivaient dans la crainte ou dans la honte et enfin ceux qui ont profité du système. De Gaulle n’était pas dupe lorsqu’il déclarait que certaines villes étaient martyres, il savait pertinemment que dans l’ombre, il y avait aussi des mouvements de collaboration qui entachaient notre pays en jetant à l’occupant nos valeureux résistants ! Parmi les exactions commises par les d’autres : les résistants de la dernière heure, j’ai une pensée toute particulière pour ces femmes tondues et humiliées par la foule.

Histoire de la Rose blanche

Le 22 février 1943, trois étudiants allemands d'une vingtaine d'années sont décapités à la hache dans la prison de Stadelheim, près de Munich.

Leur crime est d'avoir dénoncé le nazisme dans le cadre d'un mouvement clandestin, «La Rose blanche» (Die Weiße Rose en allemand).

Comment, de juin 1942 à février 1943 une poignée de jeunes étudiants chrétiens ont-ils pu défendre les valeurs démocratiques au prix de leur vie  ? Comment ont-ils pu diffuser en douce six tracts incendiaires tout en inscrivant la nuit, des slogans engagés contre le nazisme sur les murs de Munich ?

Débuts de la résistance allemande

C’est à Ulm que le lycéen Hans Scholl (alors âgé de 14 ans en 1933), sensible aux discours de Hitler alors que le nazisme monte en puissance, auprès de la population allemande, qu’il s'engage avec sa soeur Sophie dans les Jeunesses Hitlériennes. Toutefois, il prend très vite ses distances, avec l’aide de ses parents et soutenu par l'éditeur Carl Muth du mensuel catholique Hochland. Il alors rompt avec le national-socialisme et se consacre à ses études de médecine. Il se passionne pour les penseurs chrétiens (Saint Augustin, Pascal) et l'écriture sainte et milite auprès d’un groupe de militants catholiques. Hans est arrêté une première fois et emprisonné en 1938.

En 1942, après avoir reçu des tracts reproduisant des critiques de l'évêque von Galen de Münster à l'encontre du gouvernement en place, sa décision est prise, il décide d'entrer en résistance par l'écrit.

Un noyau dur se constitue autour de Hans et Sophie Scholl (protestants) et de trois étudiants en médecine que lie une solide amitié : Alexander Schmorell (25 ans, orthodoxe et fils d'un médecin de Munich) ; Christoph Probst, (23 ans marié et père de famille), et Willi Graf (24 ans, catholique).

 

En juin 1942, aidé par Traute Lafrenz, une amie de Hans, le petit groupe décide d'appeler les étudiants de Munich à la résistance contre le régime nazi, véritable «dictature du mal».

Chronologie du mouvement « Die Weisse Rose »

En moins de quinze jours, ils rédigent et diffusent quatre tracts, signés «La Rose blanche» (Die Weiße Rose). Imprimés dans l'atelier de Munich mis à leur disposition par l'écrivain catholique Théodore Haecker, ils sont diffusés de la main à la main, déposés chez des restaurateurs de la ville ou adressés par la poste à destination d'intellectuels non-engagés, d'écrivains, de professeurs d'université, de directeurs d'établissements scolaires, de libraires ou de médecins soigneusement choisis.

Les tracts font référence à d'éminents penseurs (Schiller, Goethe, Novalis, Lao Tseu, Aristote) et citent parfois la Bible (*). Leurs lecteurs sont invités à participer à une «chaîne de résistance de la pensée» en les reproduisant et en les envoyant à leur tour au plus grand nombre possible de gens.

Willi Graf est enrôlé dans l'armée en juillet 1942 et découvre à cette occasion nombre d'atrocités. Quant à Hans Scholl et Alexander Schmorell, incorporés comme maréchal des logis dans la Wehrmacht en tant qu'étudiants en médecine, ils passent trois mois sur le front russe et constatent avec effroi l'horreur des traitements infligés aux juifs, aux populations locales et aux prisonniers soviétiques.

A partir de novembre 1942, les résistants de La Rose Blanche bénéficient du soutien de leur professeur Kurt Huber (49 ans, catholique convaincu) de l'université de Munich, qui devient leur mentor. Ils impriment et diffusent leurs tracts à des milliers d'exemplaires dans les universités allemandes et autrichiennes d'Augsbourg, Francfort, Graf, Hambourg, Linz, Salzburg, Sarrebruck, Stuttgart, Vienne et même de Berlin  !

Le petit groupe collecte en même temps du pain pour les détenus de camps de concentration et s'occupe de leurs familles. Il est toutefois déçu par le peu d'écho de ses initiatives au sein de la population étudiante.

Un cinquième tract intitulé «Tract du mouvement de résistance en Allemagne» est distribué à plusieurs milliers d'exemplaires dans les rues, sur les voitures en stationnement et les bancs de la gare centrale de Munich  ! Plus fort encore, en février 1943, Hans Scholl et Alexander Schmorell écrivent la nuit des slogans sur les murs du quartier universitaire  : «Liberté ! Hitler massacreur des masses ! A bas Hitler !...»

Imprimé à plus de 2.000 exemplaires, distribué et envoyé par la poste, le sixième et dernier tract commente la défaite de Stalingrad, condamnant les méthodes nazies et invite la jeunesse du pays à se mobiliser.

Malheureusement, le 18 février 1943, Hans Scholl et sa soeur Sophie sont dénoncés, car ils onté été vu par le concierge de l'université de Munich en train de jeter des centaines de tracts du haut du deuxième étage donnant sur le hall. Ils sont aussitôt arrêtés avec leurs amis, livrés à la Gestapo puis emprisonnés à Stadelheim.

Un procès expéditif

Le 22 février 1943, le Tribunal du peuple chargé des «crimes politiques» se réunit pour un procès expéditif de trois heures. Il est présidé par Roland Freisler, venu exprès de Berlin. C'est l'un des chefs nazis les plus brutaux qui soient. Sophie Scholl, qui a eu une jambe brisée au cours de son «interrogatoire » par la Gestapo et comparaît sur des béquilles, lui fait face avec un courage inébranlable.

Freisler prononce lui-même la condamnation à mort pour trahison de Hans Scholl, de sa soeur ainsi de leur ami Christoph Probst.

Après avoir revu une dernière fois leurs parents, Robert et Magdalena Scholl, ils sont décapités par les nazis. Avant de mourir sous la hache du bourreau, Hans Scholl s'écrie «Vive la Liberté !» Depuis, les trois jeunes martyrs reposent les uns à côté des autres dans le cimetière voisin de la forêt de Perlach, au sud de Münich.

Quelques mois plus tard, un second procès frappe quatorze accusés pris dans la même vague d'arrestations  : le professeur Kurt Huber, Alexander Schmorell et son camarade Willi Graf sont condamnés à mort. A l'automne 1943, le réseau de Hambourg est lui aussi démantelé par la Gestapo.

Dix autres membres - amis des Scholl, des jeunes étudiants des universités d'Ulm et de Sarrebruck, ainsi que des sympathisants actifs comme Eugen Grimminger qui les avait aidés financièrement - sont envoyés en camp de concentration où ils paieront aussi de leur vie leur participation aux activités du mouvement de la Rose Blanche.

Malgré son caractère confidentiel, la Rose Blanche bénéficie d'une notoriété nationale et même mondiale. Le 27 juin 1943, parlant de «la naissance d'une foi nouvelle, celle de l'honneur et de la liberté», l'écrivain allemand en exil Thomas Mann lui rend hommage sur les ondes de la BBC tandis que durant l'été 1943, l'aviation anglaise jette sur le pays un million d'exemplaires du dernier tract rédigé par le professeur Huber.

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Règlement de compte
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