A Francette L…
Avec le peu de moyens qu’elle possédait et ses modestes ressources, elle ne se résignait pas à se refermer sur elle, comme tant de gens aurait tendance à faire. Elle allait vers les autres, partager son savoir faire et s'enrichir de ce que les autres pouvaient lui apprendre.
Elle avait une grande famille et veillait seule sur leur bien être et ce bien être commençait par la décoration de son intérieur. Alors elle chinait par-ci et par-là, des objets à bon marché, des vieux meubles qu’elle retapait, peignait et décorait avec goût. Son goût, un goût simple et sûr où l’accord des couleurs qu’elle associait sans la moindre fausse note, sans jamais avoir appris, elle confectionnait des objets usuels, qui en plus d’être utiles, étaient beaux ! Elle venait de repeindre et décorer son intérieur, avec des couleurs assorties, complémentaires et pastelles.
Elle avait sans doute appris à coudre à l’école nantaise, à une époque où les jeunes filles devaient apprendre à être un jour de futures maîtresses de maison, dociles et aimantes. Donc, sans dé ni machine, elle confectionnait avec trois fois rien, des vêtements pour ses petits enfants, des jouets et l’exemple qui m’a le plus marqué et celui-ci :
A l’aide d’une petite cagette de fruits préalablement peinte à l’acrylique, qu’elle a recouvert de tissus avec des petits volants, elle a fabriqué un petit lit de poupée, avec matelas, coussins et édredon. Un objet unique et c’est en le palpant que je me suis aperçu que l’âme du jouet n’était que cette simple cagette de bois.
Si je rends hommage à cette inconnue, c’est pour honorer son sens de l’amitié et de la tendresse qui s’imprimait instantanément sur tout ce qu’elle touchait et moi, je suis encore sous le charme.
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander


Votre avis ?