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  • : Stephane Cuny, un homme aux pieds en caoutchouc
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  • : peinture dessin couture chat fleurs artiste
  • : Je suis ne en Algerie en 1957, pupille de la nation a six mois. Alors que mes pieds sont en caoutchouc (pieds valgus), un jour, un peu avant mes sept ans, un fabuleux chirurgien (des os) avec son scalpel, a accompli un miracle technologique... Depuis je marche, droit devant et je peins !
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Les asticots débiles

Ma modeste intervention consiste a avoir dessiné les yeux sur des balles de ping-pong et les avoir cousu sur ces longs tubes tricotés à la main, avec des fils spéciaux "plumes" et "chenille".


La semaine prochaine, elles accompagneront la grand-mère de deux petits garnements qui vivent à Münich (en Bavière) et j'imagine que si la créatrice, de ses asticots débiles, n'est pas polyglotte, je suis convaincu que Aristide et Jeanne, mes petits enfants, se chargeront de leur faire jouer en langue allemande et française.
Jeudi 28 décembre 2006
Une question  dont j'ignore moi-même la réponse. Il n'y à qu'à regarder autour de soi, c'est le fondement de notre société qui s'effondre !

C'est quoi, au juste, "un couple" ?

- Deux personnes qui partagent ;
- Deux personnes qui vivent ensemble ;
- Deux personnes de sexe opposé ou du même sexe qui ont un poine en commun ;
- Deux personnes qui n'ont rien à se dire et qui partagent avec d'autres, un peu d'amitié, voire plus ;
- Deux oiseaux dans la même cage ;
- Deux poissons dans un même bocal ;
- Deux crocodiles qui nagent dans une eau croupie ;
- Deux nageurs qui se baignent dans une infestée de requins ...

Tant d'autres questions resteront également sans réponse, ou auxquelles on donne une réponse mesurée, de circonstance et politiquement correcte !
par Pieds-Caoutchouc publié dans : Réflexions
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Mercredi 27 décembre 2006

  Hommage à Brigitte P.

Il y a près de vingt ans, je te rencontrais pour la première fois et je t’ai toujours connu avec un large sourire, naturel, affiché sur ton visage rayonnant, to l’éternelle jeune et merveilleuse femme.

Le 22 décembre dernier, tu étais terrassée par une terrible maladie qui fait aujourd’hui deux orphelins. J’ai appris que tu t’étais éteinte  hier et je reste encore sans voix. Tu avais environ quarante-trois ans et aurais tant à faire encore aujourd’hui, auprès des tiens… Je me joins à ceux qui te pleurent.

Tu as marqué ma mémoire, comme bien d'autres, par ta gentillesse et ton sourire, comme une encre indélébile que le temps qui passe ne pourra pas effacer.

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Hommage
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Mercredi 27 décembre 2006
Un jour, une question a été posée, elle a attiré les foudres de féministe et de masculinistes de tous poils. Dommage... Voici ce que cette question m'a inspiré.

Je n'ai jamais eu l'impression d'être mieux que l'autre sexe. On est différent et parfois on peut se compléter et en tout cas, quand un homme est ami avec une femme, cette amitié peut être fraternelle, réelle et sans ambiguité. L'inverse aussi, évidemment.

Chacun a ses forces et ses faiblesses quel que soit son sexe et il n'y a pas lieu de se faire concurrence. Mon côté féminin, je le connais, car j'ai appris à l'accepter, malgré mon éducation. Dans les années 60, un garçon n'avait pas le droit de pleurer, c'était réservé aux filles et cette connerie, je l'ai entendu toute ma prime-jeunesse. Il m'a fallu tout un travail pour l'accepter, cette part de féminité. Aujourd'hui c'est avec cette partie féminine, assiciée à mon genre (masculin), que je peux avancer dans ma vie d'homme.

Il est normal pour un homme d'avoir des sensibilités de femme et pour une femme d'avoir des sensibilités d'homme. Il n'y a aucune raison d'en être complexé. L'être humain est complexe, il faut faire avec ses différences.

On a parfaitement le droit de se poser ces questions, quand on est en proie au doute et que l'on est confronté à certains machos imbéciles qui n'ont rien compris et ne comprendont jamais rien. Ce n'est pas forcément leur faute, ils ont été formatés ainsi et ne se posent pas les bonnes questions. Certaines femmes on été également formatées de manière imbécile, elles ne sont pas plus responsables de leur attitude, que lorsqu'il y a blessure par certains propos.

Ce qui est dommage c'est de monter un sexe contre l'autre, alors que la nature nous a tout donné pour cohabiter dans l'harmonie, même si on n'est pas passionné ni par l'un, ni par l'autre. L'idéal serait de se supporter.
par Pieds-Caoutchouc publié dans : Réflexions
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Mardi 19 décembre 2006

Hier, le 16 décembre 2006, une chaîne de télévision diffuse une information à propos d'un type paraplégique qui peut communiquer grâce à un système informatique, qui, à l'aide d'une caméra et d'une batterie d'appareils électroniques... Ça se passe à l'hôpital de Caen, dans le Calvados et le type, complètement immobile, peut, à l'aide du mouvement de ses yeux, faire fonctionner un synthétiseur de voix et s'exprimer correctement...  

 

Alors la chaîne de télévision vante les mérites de ce type qui aurait réussi brillamment je ne sais quel diplôme et aurait été engagé au CNRS. Un homme brillant disait le journaliste. Or voilà, il est aisé d'encenser ce type certainement merveilleux qu'on en oublie celui qui a travaillé pendant des années à mette au point ce système génial sans lequel notre brillant chercheur serait resté un homme vivant, certes mais sans vie et qui n'intéresserait personne. Pourtant je l'ai bien reconnu, ce génie de l'informatique et de l'électronique, qui a tout mis en oeuvre pour permettre à cet homme de vivre normalement.

 

A mon tour de vous narrer, avec une certaine discrétion, l'histoire de ce brillant inventeur. Je le connais très bien et lorsqu'il était jeune, il démontait déjà le moindre appareil qui lui tombait sous la main, pour le transformer en un instrument ingénieux. Déjà tout jeune, il était un génie de l?électronique. Il s'est fait la main sur les appareils de transmission que son père, militaire, avait rapporté de ses nombreuses campagnes. Il n'a pas pu aller bien loin au niveau de ses études et s'est arrêté à la classe de seconde. Son père n'étant plus, puisqu'il est mort très jeune, aîné de sa famille, notre génie a dû travailler pour nourrir ses frères et s?urs, il a exercé bien des métiers et à peine avait-il terminé sa journée, alors qu?il était serveur dans un grand hôtel, il s'investissait dans une formation en informatique. C'est un parfait autodidacte et s'il est devenu ingénieur dans une grande entreprise informatique, il ne le doit qu'à son courage.

 

A quarante cinq ans sa vie a basculé et il a connu la souffrance, il s'est alors investi auprès de l'hôpital de Caen. Depuis cinq ans qu'il travaille sans relâche sur ce merveilleux projet, il a réussi. Je le connais discret et peu enclin à se vanter, mais je voudrais, par ce petit article, lui rendre l'hommage que de la télévision ne lui a pas rendu.

Il est malheureux qu'on ne félicite que celui qui se couvre de diplômes, alors que dans ce cas précis, l'honneur devrait être partagé entre deux hommes : le génie de la technologie qui n'a pas compté son temps pour mettre au service d'un autre homme son talent et ses connaissances, sans lequel notre handicapé n'aurait jamais réussi le moindre diplôme. Je reste indigné devant cette attitude médiatique que vise à minimiser le talent de celui qui se met au service des autres et ce génie de la technologie a mit toute une existence de labeur sur la balance, alors que personne n'en fait état !!!

 

En tout cas, je connais la vérité et suis fier de ce génie, auquel j'attribue le palme du volontarisme, alors qu'à quarante cinq ans, il a lui-même frôlé la mort, qu'il vit avec un handicap invisible, qui lui pourrit l'existence et malgré cela, il n'hésite pas à voler au secours de l'autre.

 

Nantes, le 19 décembre 2006

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Hommage
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Jeudi 14 décembre 2006

Petite réflexion ...

En cette saison hivernale, la période qui magnifie la naissance de la chrétienté m’angoisse particulièrement. Je haie les fêtes de fin d’année, même si pendant longtemps, j’aimais habiller tous les arbres de mille paillettes…

Je ne peux m’empêcher d’être scandaliser par cette débauche de nourriture et de jouets aux prix démesurés, car ceux qui n’en ont pas les moyens la subissent et ne peuvent que la voir et donc la subir sans pouvoir la toucher du doigt, puisqu’ils n’en ont pas les moyens.

Mon enfance, peuplée tant des rêves les plus doux que des cauchemars d’une réalité qui s’est sans cesse imposée au gamin que j’étais, un peu miséreux car nous vivions de pas grand chose et il arrivait des débuts de mois ou le buffet et le frigo était désespérément vide. A cette époque, dans les années soixante, les familles nombreuses et les enfants ne bénéficiaient d’aucune considération, ni bienveillance sociale et encore moins de droit étendu comme on pourrait le constater aujourd’hui.

Cette situation ne tenait pas plus de ma mère que d’un contexte qui estimait qu’un enfant n’étais qu’un enfant et rien de plus. Un « truc » qui ne pense pas, ne souffre pas et qu’on manipule selon son bon plaisir. Une sorte d’objet vivant qui doit se moucher avant de dire bonjour à la dame, ne pas mettre ses doigts dans son nez et encore moins se tirer sur la bistouquette ! Personne n’attachait aucune sensibilité à ce que nous étions : ni physique, ni psychologique et c’est dans cet état d’esprit que l’on m’a opéré des chevilles, pour me permettre enfin de marcher. Pendant très longtemps, j’étais terrorisé par les mots « docteur, clinique, piqûre etc.. J’avais une peu panique des blouses blanches…

On ignore à quel point une situation donnée peut traumatiser un enfant et que ce traumatisme, il peut le traîner comme un fardeau, toute sa vie.

Alors, à l’aube de mes cinquante ans, j’ai décidé de faire un grand ménage dans mes méninges car j’ai décidé d’être un nouvel homme, plus mûr (pour ne pas être blet) pour prendre suffisamment de recul devant ce qui pourrait me faire souffrir. J’ai décidé de ne permettre à quiconque de chercher à m’atteindre, à forcer le respect des autres de la même manière que je m’impose de respecter mon prochain !

C’était le mot d’humeur du jour…

par Pieds-Caoutchouc publié dans : Règlement de compte
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