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  • : Stephane Cuny, un homme aux pieds en caoutchouc
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  • : Je suis ne en Algerie en 1957, pupille de la nation a six mois. Alors que mes pieds sont en caoutchouc (pieds valgus), un jour, un peu avant mes sept ans, un fabuleux chirurgien (des os) avec son scalpel, a accompli un miracle technologique... Depuis je marche, droit devant et je peins !
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Les asticots débiles

Ma modeste intervention consiste a avoir dessiné les yeux sur des balles de ping-pong et les avoir cousu sur ces longs tubes tricotés à la main, avec des fils spéciaux "plumes" et "chenille".


La semaine prochaine, elles accompagneront la grand-mère de deux petits garnements qui vivent à Münich (en Bavière) et j'imagine que si la créatrice, de ses asticots débiles, n'est pas polyglotte, je suis convaincu que Aristide et Jeanne, mes petits enfants, se chargeront de leur faire jouer en langue allemande et française.
Lundi 12 novembre 2007
 

Je n’ai pas la prétention ni qualité à donner des leçons en matière de peinture, ce qui ne m’empêche pas, toutefois, à partager mes impressions et me jeune expérience en la matière.

 

Je peins et j’expose depuis 1979, ça fait un bail, même si ce que je fais n’est pas exceptionnel, c’est une autre forme d’écriture qui exorcise mes sentiments et mes angoisses. Depuis un an, j’ai repris les pinceaux, après près de vingt ans de recul et ce que je produis aujourd’hui est différent, plus serein…

 

 

 

Tout petit, je dessinais avant même de savoir marcher, les stylos feutres, les livres de coloriages, je n’ai jamais connu, car nous n’avions pas les moyens de nous offrir ce luxe. Les crayons de couleurs étaient réservés à l’école, et nous les utilisions jusqu’à la fin. Toutefois, je trouvais le moyen de récupérer quelques vieux crayons et les rangeai soigneusement dans une vieille trousse en cuir, avec des petites feuilles de papier que je pliais soigneusement pour les dissimuler dans les recoins et les poches que constituait cette trousse qui sentait si bon le vieux cuir.

 

 

 

Ainsi, avec les accessoires que je conservais, je m’adonnais au dessin, alors qu’on voulait me forcer à écrire de la main droite. Je savais déjà faire des estompes avec des petits bouts de papier buvard et je maniais assez bien la technique, réussissant à « marier » les couleurs entre elle, sans distinguer la fin de l’une et le début de l’autre.

 

 

 

A l’école primaire, j’ornais déjà mes cahiers de sortes d’enluminures que mes institutrices remarquaient avec fort mauvaise humeur et je passerai volontiers sur cette médiocre période de ma scolarité où je brillais assez peu sur les matières ennuyeuses et peu ludiques, sauf en classe avec Monsieur Gilbert Pasquier.

 

 

 

Sorti de l’ère primaire, la secondaire attardée pour les attardés incapables de s’adapter au bon rythme scolaire, j’y rencontrais de jeunes enseignants, qui préconisaient des méthodes d’apprentissage souples et intelligentes, qui intégraient pleinement l’art plastique. Je me destinais déjà pour le métier de la couture, qui me passionnait depuis toujours et ma première œuvre picturale date de 1969 : une reproduction de la vénus de Botticelli, sortant des eaux à la gouache, sur papier… Je m’étais limité à vénus et son coquillage. C’était dans la classe de Monsieur Christian Péquignot. Les années qui suivaient, je continuais à « produire » quelques modestes œuvres, que les enseignants réquisitionnaient pour orner leurs classes. Je ne conserve donc aucune preuve de mes allégations.

 

 

 

En 1972, j’entrais au Lycée Technique du Vêtement ou j’allais réaliser un rêve de gosse : coudre des vêtements sur mesure ! La première année, je tombe sur une enseignante qui n’aime pas les gauchers. « Ils sont gauches, maladroit et on perd du temps à leur expliquer ce qu’ils ne comprenaient jamais ! », M’entendais-je dire. C’est agréable, non ? ! Les cours de dessins étaient assurés par Mademoiselle Hervé, Madame Meunier, artistes peintres, sociétaires du Salon des Indépendants, du Salon d’Automne et des Artistes Français et j’en passe… J’y ai connu également un jeune pion, qui faisait penser à D’Artagnan et qui était également exposant dans ces salons. Bien des années après, j’exposerai avec Mademoiselle Hervé… Mademoiselle Hervé donnait un thème dont nous devions nous inspirer et il n’était pas exclu de s’en écarter un peu. Ce que je faisais grandement. Elle n’en prenait pas ombrage et notait en fonction de la technique. En effet, si le sujet était la moto, j’étais à cours d’inspiration et délirais autour d’un flacon de parfum et le résultat était toujours bien loin du sujet initial.

 

Dans le domaine de la couture, le dessin est très important et il faut pouvoir composer sur un thème en faisant des croquis proches de l’abstraction, tout comme il faut être très précis en matière de dessin technique et là, j’étais moins doué, car je peux couper sans dessiner et assembler de morceaux d’étoffe, pour obtenir le même résultat et pour un « bon ouvrier du vêtement », ce n’est pas une bonne méthode de travail.

 

 

 

Qu’importe la méthode puisque de ces années passées au Lycée Technique du Vêtement, j’y ai appris le maniement des pinceaux, des crayons et des plumes et une théorie à laquelle je me tiens aujourd’hui pour la réalisation de mes toiles : la théorie des trois couleurs.

Par Pieds-Caoutchouc - Publié dans : Artistes autodidactes indépendants - Communauté : Artistes peintres autodidactes
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